Les risques de la géolocalisation des applications mobiles

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Les applications mobiles et les objets connectés présentent, pour le grand public, un intérêt croissant tant leur variété est grande : manger mieux, faire du sport chez soi facilement, outils photographiques etc. Cependant, derrière ce vaste environnement numérique se posent de nombreuses problématiques juridiques. Outre les classiques - mais non moins essentielles - questions liées aux données personnelles et à la sécurité de ces applications, un sujet est récurrent et a fait parler de lui récemment : la géolocalisation...


Les risques de la géolocalisation des applications mobiles

par Benjamin Busson

 

Les applications mobiles et les objets connectés présentent, pour le grand public, un intérêt croissant tant leur variété est grande : manger mieux, faire du sport chez soi facilement, outils photographiques etc. Cependant, derrière ce vaste environnement numérique se posent de nombreuses problématiques juridiques. Outre les classiques - mais non moins essentielles - questions liées aux données personnelles et à la sécurité de ces applications, un sujet est récurrent et a fait parler de lui récemment : la géolocalisation.

Le sujet de cette récente polémique ? L'application de sport Strava et les montres connectées qui l'accompagnent, qui permettent non seulement un suivi des performances de course à pied et en vélo mais aussi de partager ces performances ainsi que les trajets sur les réseaux sociaux. Le problème se trouve dans le fait que Strava a été utilisée par des militaires américains en opérations notamment en Irak et en Syrie. En partageant leurs itinéraires et leurs localisations, ces soldats ont involontairement permis de situer et délimiter des bases américaines secrètes.

Strava a aussitôt réagit dans un communiqué afin de souligner que l'entreprise n'était pas en tort et que même si des mesures étaient prises pour sécuriser certaines données et certains lieux, le problème venait avant tout des utilisateurs concernés, en l'occurrence, des militaires. Et il est vrai que, à l'instar de la géolocalisation mise en place par Snapchat, FitBit ou, en l'espèce, Strava, l'utilisateur est seul responsable des données qu'il partage.

Exemple des Conditions générales d'utilisation de Snapchat : « Lorsque vous utilisez nos services, nous sommes susceptibles de collecter des informations relatives à votre position géographique. Sous réserve que vous y consentiez, nous pouvons également collecter des informations sur votre position exacte à l'aide de différentes méthodes, telles que le GPS, les réseaux sans fil, les antennes-relais de téléphonie mobile, les bornes d'accès Wi-Fi et autres détecteurs (gyroscopes, accéléromètres et boussoles). »

L'armée française a aussitôt prévenu et mis en garde ses troupes afin de les sensibiliser sur ce genre de comportements à risque. Il est rappelé dans le communiqué fourni par un porte-parole du Ministère des armées, que des instructions très claires sont imposées aux soldats en opération sur l'utilisation des réseaux sociaux et de tout objet connecté permettant une localisation.

Il semble donc important que les entreprises soient claires concernant ce sujet et qu'elles sécurisent leurs applications ou objets connectés en étant conscientes des enjeux juridiques en résultant ; mais en parallèle, il semble primordial que que les utilisateurs adoptent une position adéquate face à ces nouveaux phénomènes qui seront de plus en plus récurrents.

 

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